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Solidarité avec Abass : Sit-in des journalistes devant l'ONU à 17h Version imprimable Suggérer par mail
16-03-2009
Plusieurs journalistes ont annoncé leurs intention de participer à un sit-in, organisé, cette après midi à 17h, temps universel (et de Nouakchott) devant le siège de l'ONU, en solidarité avec le journaliste et universitaire Abou El Abass Ould Braham, arrêté, hier, par les autorités, dans le cadre d’un délit d’opinion.
 
Parmi les volontaires, nous citons:

- Mohamed Salem Ould Boukhari d'Al Jazeera ;
- Mohamed Lemine Ould Mahmoudi de Dubaï-TV ;
- Mohamed Mahmoud Ould Abou El Maali, de Nouakchott Info ;
- Khalil Ould Jdoud, correspondant d'Al Arabiy ;
- Abdallahi Ould Etvagha El Moktar de Sahara Media ;
- Ahmedou Ould Wedia du quotidien Siraj ;
- Riadh Ould Ahmed El Hadi du Calame ;
- Sidi Mohamed Ould Abbe de El Bedil ;
- Mohamed Néma Amar de Al Houriya ;
- Hachem Sidi Salem, correspondant de la Chaîne Al Hourra et de l'agence Reuters ;
- Mohamed Abdellabi Ould Memine, correspondant de la chaîne iranienne Al Alem.

L'arrestation d'Abou El Abass n'est pas le premier accroc entre la presse et la junte. En effet, depuis le coup d'état du 6 août 2008, plusieurs journalistes ont eu des soucis avec la justice :

1) Abdel Vetah Ould Abeïdna, directeur de publication de "Al Aqsa" est condamné à un an de prison ferme et 300 millions d'ouguiya (environs un millions de dollars) d'amende. Selon le journal Le Monde, il aurait écrit que le milliardaire mauritanien Mohamed Ould Bouamatou serait lié au trafic de drogue dans son pays.

2) Cheikh Ould Ahmed, correspondant de Taqadoumy à Kiffa, interpellé après une plainte pour diffamation, déposée par le Sénateur de Kankoussa ;

3) Lemrabott Ould Sid'Ahmed (Chemama), actuellement détenu au commissariat du Ksar (quartier de Nouakchott), suite à une plainte pour diffamation, déposée par le Colonel Ahmedou Bomba Ould Baye, secrétaire permanent du Haut Conseil d'Etat (HCE), la junte au pouvoir.

4) Ezze Mint Moulaye Zeïne, directrice du journal "Points Chauds", inculpée elle aussi pour diffamation, suite à une plainte de Sidi Ould Salem, cadre du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et ex-directeur général de la SOCOGIM.
 
 

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Commentaires (2)
1. 16-03-2009 22:42
Si Deyloul dirigeait un journal à Nouakchott, il aurait donc sans doute était pendu ? 
 
Au secours ! La dictature revient ! 
 
Y a t-il de plus tyrannique, par exemple, que d'ôter la liberté de la presse écrite, numérique, parlée ou télévisée ? 
 
Que Mehmet Tchik, qui est à l'origine de cette crise polémique, comprenne bien cette maxime due à Nerval: "La polémique fait la puissance de la presse et détermine son utilité." 
 
Taqadoumy est le seul journal en ligne interactif mauritanien qui s'adresse en premier chef aux Mauritaniens. Le censurer ou poursuivre les journalistes qui le font fonctionner est un crime que nous n'accepterons pas. 
 
Bon courage. 
 
Vive la presse libre en Mauritanie. 
 
Bravo et bon courage à tous les journalistes mauritaniens qui sont aujourd'hui nos seuls relais valables entre nous et avec le monde entier. Leurs talents sont mondialement reconnus bien plus que ceux de nos politiques que personne ne connait hors de Nouakchott. 
 
 
Qu'Allah nous aide à trouver la meilleure voie. 
 
Et c'esr ainsi qu'Allah est grand.
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2. 17-03-2009 02:13
BRAVO A CES JOURNALISTES QUI ONT LE MERITE EUX AU MOINS DE SERVIR A QUELQUECHOSE: REVEILLER LE MAURITANIEN QUI ETAIT EN SITUATION DE LETHARGIE. TAQADOUMY C'EST NOTRE MEDIA CITOYEN METS TOI CA DANS TA CERVELLE DE MOINEAU OUEZIZ.
Ecrit par Bilqis (Visiteur)
 
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